LA PHLÉBITE

Docteur PRÜFER Michaël

Le Dr PRÜFER ne fait jamais de dépassements d'honoraires 

La Phlébite : Nom scientifique =

 

La Thrombose Veineuse Profonde (T.V.P.)

 

L’appellation médicale exacte de la Phlébite est :

La Thrombose Veineuse Profonde (TVP).

C'est la formation d'un caillot de sang (thrombus)

dans le système veineux : 

Dans une veine ou dans plusieurs veines.

 

Ce thrombus (caillot de sang) peut être :

Court : 3 à 4 cm et de petit diamètre : 2 à 3 mm,

il est sans danger.

Ou bien, il peut être :

Long : 80 à 90 cm et de gros diamètre : 10 à 15 mm,

il est très dangereux.

 

AFFECTION FREQUENTE

 

300 000 cas par an de Phlébites (TVP), sont diagnostiquées en France.

Attention si vous avez des Varices.

 

AFFECTION GRAVE

 

La phlébite (TVP) tue 20 000 personnes par an en France.

Cela à cause de sa complication grave :

L'embolie Pulmonaire.

 

Une phlébite doit être diagnostiquer et traiter très rapidement,

avant que le caillot ne risque de monter vers le poumon,

et de boucher les artères pulmonaires.

 

LES SIGNES DE LA PHLEBITE (TVP)

Ils sont très variables

 

- Parfois presque inexistants au début.

- Apparition de veines dilatées.

- Une sensation de tension du mollet.

- Une sensation d'empâtement du mollet. 

- Une rougeur sur un trajet veineux.

- Une brûlure sur un trajet veineux.

- Une crampe au mollet

- Une douleur du mollet.

- Une jambe enflée même sans douleur.

- Une jambe enflée douloureuse.

- Une tachycardie.
- Un essoufflement.

- Une douleur thoracique.

En résumé :

Toute douleur ou gonflement d'une jambe doit vous faire consulter.

Cela d'autant plus, si vous présentez des risques veineux comme des varices.

 

Consulter votre Médecin, Il pourra décider de faire un écho-Doppler

Consulter alors en Urgence un Médecin Vasculaire - Angiologue

Photo :

Centre Médical Vasculaire des Alpes (tél : 04 79 25 16 00)

 

LE DIAGNOSTIC DE LA PHLEBITE (TVP)

 se fait par un examen simple :

 

L'ÉCHO-DOPPLER

 

Le médecin spécialistes des maladies veineuses est :

Le médecin vasculaire (angiologue).

L'angiologue fera immédiatement le diagnostic par écho-Doppler,

et réalisera immédiatement le traitement si besoin (ex : injection).

Photo :

Centre Médical Vasculaire des Alpes (tél : 04 79 25 16 00)

 

L'ECHO-DOPPLER EST INDISPENSABLE

 

Les signes de la phlébite (TVP) sont très variables 

Le thrombus (caillot de sang) est dessiné en noir

la circulation normale en bleu

Phlébite (TVP) avec tout petit thrombus (caillot de sang) en noir d'une seule petite veine du mollet :

Pas d'œdème, pas ou peu de douleur.

Phlébite (TVP) avec gros thrombus (caillot de sang) en noir de plusieurs veines du mollet et de la cuisse :

Important œdème, importante douleur.

Les signes de la phlébite (TVP)

peuvent être identiques mais le danger différent.

Le thrombus (caillot de sang) est dessiné en noir

la circulation normale en bleu

Phlébite avec petit thrombus (caillot de sang) en noir

d'une veine du mollet, remontant derrière le genou :

Œdème et douleur, mais "pas de danger".

Phlébite avec gros thrombus (caillot de sang) en noir

de plusieurs veines du mollet et de la cuisse :

Œdème et douleur, et "danger".

 

LE DANGER DE LA PHLEBITE (TVP)

 

Petit thrombus (caillot de sang) dans une veine de jambe

= Risque de petite embolie pulmonaire

= Pas de danger.

 

Gros Thrombus (caillot de sang) dans les veines des jambes

= Risque de grosse embolie pulmonaire

= Risque vital.

 

Le danger dépend du volume du thrombus (caillot de sang)

des veines des jambes, susceptible de monter

dans les artères pulmonaires et de les boucher.

Donc le danger dépend de 2 mesures :

 

- 1 - Le danger dépend du diamètre du thrombus.

  Donc du diamètre des veines du patient.

  (Les veines sont les ronds bleus)

  (Les caillots sont les ronds noirs)

Les veines des mollets en coupe transversale :

Ce sont les ronds bleus.

Les diamètres des veines varient d'un patient à l'autre.

Les caillots dans les veines sont les ronds noirs.

 

Les patients qui ont des grosses veines des jambes ou des varices, peuvent avoir de gros caillots dangereux.

- 2 - Le danger dépend aussi de la longueur du thrombus.

        Le thrombus = caillot (ci-dessous) sont en noir

Un thrombus (caillot) progresse du mollet vers le cœur.

Les patients qui attendent trop avant de consulter peuvent avoir un thrombus (caillot) long et dangereux.

 

Pour réduire le risque de thrombose (Phlébite)

ou de gros thrombus (caillot).

Il faut diminuer le volume des veines des mollets il faut presser les mollets avec une compression élastique :

Bas de compression ou contention ou bas à varices.

Cela, dans les situations à risque de thromboses (phlébites).

- Immobilisation, Traumatisme, Chirurgie.

- Varices ... (voir plus loin Les causes des phlébites)

La compression élastique en comprimant le mollet, comprime les veines, les aplatit et réduit donc leurs volumes.

voir schéma dessus (coupe transversale) :

- A gauche grosses veines en bleues.

- A droite veines aplaties (en bleu) par la compression élastique (en mauve).

La formation d'un gros thrombus (caillot de sang) n'est pas possible avec la compression élastique. 

 

L'EMBOLIE PULMONAIRE

Le thrombus (caillot de sang) des veines des jambes, peut monter (migration) vers les artères pulmonaires du poumon :

C'est ça l'embolie pulmonaire.

La continuité normale (ci-dessous) en bleu :

Des veines des membres inférieurs,

aux artères pulmonaires,

en passant par le cœur.

Le poumon est un organe dont la fonction est :

D'oxygéné le sang veineux de l'organisme.

Le sang veineux des veines des membres inférieurs monte jusqu'à l'abdomen,

puis par la veine cave, ce sang veineux, monte jusqu'au cœur droit.

Il traverse le cœur droit avec sont système de valves.

Puis, ce sang veineux monte dans le poumon par les artères pulmonaires.

Ce sang des artères pulmonaires est un sang "veineux" avec peu d'oxygène.

L'organe poumon oxygène ce sang.

Le sang oxygéné repart du poumon par les veines pulmonaires vers le cœur gauche.

C'est la circulation fonctionnelle pulmonaire.

 

Le poumon est un organe qui est nourri par :

Le sang oxygéné des artères bronchiques (qui sont des branches de l'aorte).

Le sang qui a servi à nourrir le poumon, repart désaturé ("veineux") du poumon par les veines bronchiques (qui vont à la veine azygos et au cœur droit).

(Une partie repart aussi par les veines pulmonaires et induit un effet shunt).

C'est la circulation nourricière pulmonaire.

 

LES SIGNES DE L'EMBOLIE PULMONAIRE

Ils sont très variables

 

Un petit volume de thrombus (caillot de sang) en noir sur le schéma

a migré des veines des jambes, vers les artères pulmonaires.

Il ne bouche qu'un tout petit volume d'artère pulmonaire.

Il est sans conséquence sur l'oxygénation du sang par le poumon.

Le traitement se fait à domicile.

Il n'y a pas de douleur et il n'y a pas de danger.

Même cas que le précédent.

Mais du fait des petites communications entre :

Artères pulmonaires (circulation fonctionnelle pulmonaire),

et artères bronchiques (circulation nourricière du poumon),

et du fait de la différence de pression due à l'embolie,

il s'est produit une lésion d'une petite artère bronchique

et un petit infarctus pulmonaire.

Ce petit infarctus pulmonaire est douloureux,

ou peut provoquer un hoquet.

Il n'y a pas de conséquence sur l'oxygénation du sang par le poumon.

Le score de sPESI < 1 (score de sPESI voir schéma suivant)

Le traitement peut se faire à domicile.

Il y a une douleur mais il n'y a pas de danger.

Un volume de thrombus modéré (en noir sur le schémas)

a migré des veines des jambes, vers les artères pulmonaires.

Il bouche un volume modéré d'artère pulmonaire.

Il y a un peu moins d'oxygénation du sang par le poumon.

Le patient est un peu essoufflé, avec un pouls un peu rapide, mais une tension normale.

Si le score de sPESI < 1 (score de sPESI voir schéma suivant)

Le patient peut être traité à domicile.

Un gros volume de thrombus (en noir sur le schémas)

a migré des veines des jambes, vers les artères pulmonaires.

Il bouche un gros volume d'artère pulmonaire.

Il y a beaucoup moins d'oxygénation du sang par le poumon.

Le patient est très essoufflé, avec un pouls rapide, et une faible tension.

Si le Score de sPESI > ou = 1

Hospitalisation

Danger, risque vital.

Le cancer, très thrombogène, peut déclencher la formation de petits thrombi (caillots de sang)  dans le système veineux, il n'y a pas d'adhésion ni d'inflammation pariétale (pas ou peu de douleur, pas ou peu d'œdème).

Dès leurs formations les petits thrombi peuvent migrer dans les artères pulmonaires.

Alors, progressivement les artères pulmonaires se bouchent.

L'adaptation progressive cardio respiratoire et l'absence de douleur retarde le diagnostic parfois jusqu'au choc cardio-respiratoire. 

Si le Score de sPESI > ou = 1

Hospitalisation

Danger, risque vital.

 

Fracture du thrombus décrite par le Dr Michaël PRÜFER

Un aspect de

"fracture du pôle supérieur du thrombus"

évoque très fortement une embolie pulmonaire

 

1er cas décrit par le Dr Michaël PRÜFER en 2008

 

Aspect bien arrondi du pôle supérieur (flèche) du thrombus :

C'est l'aspect normal d'un thrombus en formation.

Aspect fracturé (coupé net) du pôle supérieur (flèche) du thrombus :

Il est probable que le thrombus était plus long, qu'il se soit fracturé, et que la partie supérieure ait migré dans les artères pulmonaires.

La confirmation par angioscanner est nécessaire :

La TVP distale devient Proximale.

Les conséquences sont :

- Le doublement de la durée des anticoagulants.

- La modification de la recherche étiologique.

 

LES CAUSES DE PHLEBITE (TVP)

 

 

Si la phlébite (TVP) à été déclenchée, dans les 3 derniers mois, par un facteur déclenchant majeur et transitoire  :

- Une chirurgie lourde (anesthésie générale > 30 min).

- Un traumatisme important d'un membre inférieur (fracture, plâtre ou attelle).

- Un alitement de plus de 3 jours.

Ce facteur déclenchant majeur, à lui seul, explique la phlébite.

Il n'y à pas de recherche de cause à faire.

 

Si la phlébite (TVP) n'a pas été déclenchée par un facteur déclenchant majeur et transitoire  :

Il faut rechercher une cause :

 

* Soit un facteur déclenchant persistant :

- Une néoplasie (cancer), si le patient a plus de 50 ans.

- Une maladie systémique si le patient a moins de 50 ans.

- Un syndrome des anticorps antiphospholipides, si la thrombose est proximale,

  ou distale mais récidivante.

 

* Soit un facteur favorisant :

- Un traumatisme d'un membre inférieur.

- Un alitement.

- Voyage.

- Contraception oestroprogestative et tabac.

- Contraception oestroprogestative (année en cours).
- Traitement hormonal substitutif (année en cours).

- Grossesse.

- Accouchement (3 derniers mois).

 

- Varices.

- Obésité.

- Une anomalie génétique de la coagulation, si le patient a moins de 50 ans,

recherche de :

  * Déficit en proteine C

  * Déficit en proteine S

  * Déficit en antithrombine

  * Mutation du facteur V

  * Mutation du facteur II

  * Ces anomalies peuvent être combinées.

 

* Soit thrombose veineuse purement spontanée :

Il est possible que l'on ne retrouve jamais de cause grave à la phlébite

 

LES TRAITEMENTS DE LA PHLEBITE (TVP)

 

ANTICOAGULANTS

Objectif : 

Arrêter la formation de thrombus

 

- AOD (Anticoagulants Oraux Directs)

 

OU

 

- Soit HBPM (Héparines de Bas Poids Moléculaire) 

- Soit Fondaparinux.

puis relais par :

- AVK (anti vitamine K)

ou éventuellement :

- AOD (Anticoagulants Oraux Directs)

 

OU

 

Si CANCER

- HBPM (6 mois) 

 

 

Mobilisation et Compression élastique

Objectifs :

 Favoriser la lyse du thrombus (Brakee et Kuiper)

Anti douleur - Anti œdème - Diminution des récidives (Wirchow)

Diminution du syndrome post thrombotique (Brandjes et Prandoni)

 

 

- Mobilisation immédiate,

  si TVP avec EP mineure.

- Mobilisation précoce (24 - 48 heures)

  si MTEV importante.

 

- Compression élastique forte de 35 mm Hg,

  pendant 6 mois.

 

DUREE DU TRAITEMENT ANTICOAGULANT

 

La durée du traitement anticoagulant dépend :

 

- 1 - Du facteur déclenchant la thrombose.

 

- 2 - De la localisation de la thrombose :

* Thrombose de veines "proximales"

   (au dessus du mollet) ou embolie pulmonaire.

* Thrombose de veines "distales"

   (dans le mollet)

SI la phlébite (TVP) a été déclenchée dans les 3 dernier mois, par un facteur déclenchant majeur et transitoire :

- Une chirurgie lourde (anesthésie générale > 30 min).

- Un traumatisme important d'un membre inférieur (fracture, plâtre ou attelle).

- Un alitement de plus de 3 jours.

Le traitement anticoagulant sera transitoire et court :

- Surveillance ou 3 mois si la thrombose est distale (dans le mollet).

- Au moins 3 mois si la thrombose est proximale (remonte au dessus du mollet) ou s'il y a une embolie pulmonaire.

 

SI la phlébite (TVP) n'a PAS été déclenchée par un facteur déclenchant majeur et transitoire dans les 3 dernier mois :

 

* Soit la phlébite (TVP) à été déclenchée par un facteur persistant :

- Une néoplasie.

- Un syndrome des anticorps antiphospholipides.

Le traitement anticoagulant sera persistant :

Et cela tant que le facteur déclenchant la coagulation persiste :

- Tant que la néoplasie sera active ou sous traitement.

- Tant que les anticorps antiphospholipides seront présents.

 

* Soit la phlébite (TVP) est spontanée avec un facteur favorisant :

Le traitement anticoagulant sera transitoire mais plus long :

- 3 mois si la thrombose est distale (dans le mollet).

- Au moins 3 mois à 6 mois si la thrombose est proximale (remonte au dessus du mollet) ou s'il y a une embolie pulmonaire.

Il faudra supprimer un facteur favorisant supprimable :

- Varices (A supprimer par laser endoveineux).

- Contraception oestroprogestative (année en cours).

- Contraception oestroprogestative et tabac.
- Traitement hormonal substitutif (année en cours).

- Obésité.

Puis, il faudra un traitement préventif (contention élastique +/- HBPM) lors de :

- Grossesse,

- Accouchement,

- Traumatisme d'un membre inférieur,

- Immobilisation,

- Voyage long (+ de 8 heures),

- Pour une ou des anomalies combinées de la coagulation le traitement dépendra de ces anomalies et un avis d'Hématologue Hémostasien pourra être utile.

 

* Soit la phlébite (TVP) est purement spontanée :

Le traitement anticoagulant sera transitoire mais plus long :

- 3 mois si la thrombose est distale (dans le mollet).

- Au moins 3 mois à 6 mois, si la thrombose proximale (remonte au dessus du mollet) ou si il y a une embolie pulmonaire.

* Sauf si il y a déjà eu 2 phlébites (ou plus) spontanées proximales (au dessus du mollet) ou embolies pulmonaires :

Le traitement anticoagulant sera alors persistant au long cours.

La balance bénéfice/risque est réévaluée régulièrement tous les 3 mois.

Excepté, s'il y a un risque hémorragique est élevé, le traitement anticoagulant

peut alors se limiter à 3 mois.

 

 

PROPOSITION DECISIONNELLE POUR

UNE SUSPICION DE PHLEBITE (TVP)

Selon les recommandations de l'ACCP de 2016 

 

 

Le résultat de votre écho-Doppler :

 

Vous présentez une Phlébite (TVP) :

Thrombose Veineuse Profonde

 

La phlébite correspond à la formation d’un caillot de sang dans une veine.

Son traitement nécessite l'usage : 

D'un antithrombotique (anticoagulant)

qui ne dissout pas le caillot mais a pour but :

d’empêcher l’extension de celui-ci et sa fragmentation (division) et son

  déplacement vers les vaisseaux du poumon.

D'une contention élastique

qui a pour but :

de diminuer la douleur.

de résorber l’œdème.

de diminuer le risque de migration du thrombus.

de favoriser la lyse du thrombus.

de diminuer le risque de syndrome post thrombotique.

Vous présentez une Embolie Pulmonaire

 

L'embolie pulmonaire correspond à la migration d’un caillot de sang depuis son lieu de formation, vers une artère des poumons.

Le plus souvent, ce caillot provient d'une phlébite (caillot dans une veine).

Son traitement nécessite l'usage d'un antithrombotique (anticoagulant)

qui ne dissout pas le caillot mais a pour but :

d’empêcher l’extension de celui-ci.

En pratique comment prendre

un traitement Anticoagulant oral ?

 

 

La ou les prises doivent se faire à heure fixe.

Il ne faut jamais oublier de prendre son traitement.

En cas d’oubli, il ne faut jamais doubler la dose lors de la prise suivante, cela peut être dangereux avec un risque de saignement par surdosage

 

Anticoagulant et médicament

 

De nombreux médicaments peuvent modifier l’action des anticoagulants.

Soit en augmentant leur effet anticoagulant et donc pouvant conduire à un risque hémorragique.

Soit en diminuant leur effet anticoagulant pouvant donc entraîner une inefficacité du produit avec le risque de récidive ou d'aggravation de la thrombose.

 

EN ACCORD AVEC VOTRE MÉDECIN, VOTRE TRAITEMENT

HABITUEL DOIT ÊTRE POURSUIVI.

Mais il ne faut jamais prendre de nouveaux médicaments ni arrêter un de vos médicaments habituels sans en parler à votre médecin, et cette règle s’applique en toutes circonstances même banales comme la douleur, une infection, un rhumatisme.

Il ne faut pas omettre de préciser, à tout médecin ou tout personnel soignant que vous seriez amener à consulter, l’existence du traitement anticoagulant.

 

Portez toujours sur vous la carte qui précise que vous prenez

un traitement anticoagulant.

 

L'automédication est interdite car dangereuse

 

Exemples de médicaments interdits sans avis médical

lorsqu’on est traité par antithrombotique oral

Anti-agrégants plaquettaire type aspirine ou apparenté (type Clopidogrel),

Antimycosiques locaux type miconazole (Daktarin®),

Anti-inflammatoires par voie orale,

Certains somnifères ou sédatifs,

Laxatifs ou huile de paraffine,

Antibiotiques,

Millepertuis (phytothérapie).

 

Anticoagulant et saignements

 

Voici quelques situations de la vie quotidienne auxquelles vous risquez d'être confronté(e), et quelques petits conseils pratiques.

 

VOUS SAIGNEZ DES GENCIVES :

Il s'agit d'une localisation fréquente de saignement, souvent bénigne survenant parfois après le brossage des dents.

L'hémorragie est rarement importante et s'arrête la plupart du temps spontanément.

CONDUITE PRATIQUE : si le saignement ne s'arrête pas spontanément, comprimer la zone à l'aide d'une compresse.

Avertir votre médecin.

 

VOUS SAIGNEZ DU NEZ :

Il s'agit d'un saignement survenant dans de nombreuses circonstances.

CONDUITE PRATIQUE : se moucher pour éliminer les caillots.

Pencher la tête en avant et se pincer le nez pendant 5 à 10 minutes.

Avertir votre médecin.

 

VOUS AVEZ UN SAIGNEMENT AU NIVEAU DE L'OEIL

(oeil rouge),c'est une hémorragie conjonctivale.

CONDUITE PRATIQUE : Consulter votre médecin rapidement.

 

  VOUS AVEZ DES "BLEUS" (ecchymoses)

Ce phénomène correspond à des saignements sous cutanés qui peuvent être provoqués ou spontanés.

Leur survenue est banale chez des patients sous comprimés d’antivitamine K, mais ce saignement peut traduire un surdosage en antivitamine K.

CONDUITE PRATIQUE : Consulter votre médecin rapidement.

 

  VOUS AVEZ DES CRACHATS SANGLANTS :

Le plus souvent, ils sont déclenchés par une surinfection pulmonaire mais peuvent être le signe d'une autre maladie.

CONDUITE PRATIQUE : Consulter votre médecin rapidement.

 

  VOUS AVEZ DES VOMISSEMENTS SANGLANTS :

Cause plus rare mais grave de saignement nécessitant uneprise en charge immédiate.

CONDUITE PRATIQUE : Allo SAMU (15).

 

VOUS AVEZ DU SANG DANS LES URINES

C'est la plus fréquente des complications hémorragiques du traitement par les comprimés d’antivitamine K. Elle peut être associée à une infection urinaire ou à d'autres maladies qui pourront nécessiter des examens complémentaires.

CONDUITE PRATIQUE : Consulter votre médecin rapidement.

 

VOUS AVEZ DES SAIGNEMENTS D'ORIGINE GÉNITALE

Règles plus abondantes : chez la femme en période d'activité génitale, l'abondance des règles peut varier en fonction de nombreux facteurs gynécologiques et être augmentée parla prise de comprimés d’antivitamine K.

Saignements entre les règles ou saignements chez une femme ménopausée : ils peuvent être dus à une pathologie gynécologique ou traduire un surdosage en antivitamine K.

CONDUITE PRATIQUE : Consulter votre médecin rapidement.

 

VOUS AVEZ DU SANG DANS LES SELLES :

Sang rouge : Survient le plus souvent en raison d'une cause locale (les hémorroïdes) mais peut être en rapport avec une autre maladie nécessitant des examens complémentaires.

Sang noir : La coloration noire des selles associée à une odeur anormalement nauséabonde doit faire suspecter un saignement du tube digestif.

CONDUITE PRATIQUE : Allo SAMU (15).

 

D'autres signes peuvent traduire une hémorragie non visible (interne) :

Fatigue inhabituelle chronique (qui dure) non expliquée,

Essoufflement anormal,

Mal de tête ne cédant pas au traitement antalgique habituel,

Malaises inexpliqués,

Pâleur inhabituelle.

 

Vous présentez une plaie

 

1. Si elle est superficielle, elle présente peu de danger.

CONDUITE PRATIQUE : comprimer à l'aide d'une compresse, pendant plusieurs minutes, si cette compression n'est pas efficace,

consulter votre médecin.

Vous pouvez ensuite appliquer de la glace.

 

2. Si elle est plus profonde, elle peut nécessiter la réalisation de quelques points de suture.

CONDUITE PRATIQUE : Consulter votre médecin.

 

3. Si elle est très profonde et saigne abondamment.

CONDUITE PRATIQUE : Aller aux Urgences.

 

4. Si la plaie saigne sans s'arrêter.

CONDUITE PRATIQUE : Consulter votre médecin.

 

Anticoagulant travail & loisirs

Activité professionnelle

Dans certains métiers, le risque de traumatisme (chutes,blessures) ou d'exposition à un ou plusieurs facteurs thrombogènes (favorisant la thrombose) en particulier auprès des personnels naviguant, peut amener à discuter un reclassement professionnel ou une adaptation temporaire du poste de travail. C'est la raison pour laquelle, il vous est conseillé de parler de ce traitement avec votre médecin du travail.

Loisirs et sport

Certains sports violents sont dangereux du fait des risques de traumatismes :

ski, karaté, boxe, plongée sous-marine,parachutisme, parapente, planche à voile, ski nautique,moto-cross, équitation...

- Ou du fait du risque thrombogène (aviation, vol à voile,…)

- Certains loisirs nécessitent également des précautions particulières (bricolage, jardinage, chasse,…)

 

Votre traitement anticoagulant est terminé :

Quelles précautions prendre?

 

Il existe un faible risque que le caillot se reforme.

Pour prévenir ce risque, il est important que vous portiez votre contention quotidiennement si cela vous a été recommandé.

Certaines circonstances peuvent être une cause d'augmentation de ce risque

- L'alitement prolongé en particulier après une intervention chirurgicale ou pour des problèmes médicaux

- Les trajets de longue durée quel que soit le moyen de transport

- La déshydratation

- Dans certaines circonstances à déterminer avec votre médecin, il pourra être envisagé un traitement anticoagulant injectable préventif.

- Lors des voyages de longue durée, il est recommandé :

de boire de l'eau en quantité suffisante, d'éviter la consommation d'alcool, de diminuer le sel dans la nourriture mais aussi d'effectuer une mobilisation fréquente des membres inférieurs : marche, mouvements de flexion, extension des pieds,…

Comment vivre avec une phlébite ? :

 

Les règles d'hygiène de vie :


- Surélévation des pieds du lit de 12 cm
- Douches fraiches sur les jambes en fin de journée
- Hydratation suffisante en dehors des repas : 1,5 l/jour
- Chaussures : jamais de semelles plates, talons de 3 à 4 cm
- Eviter toute source de chaleur sur les jambes : bains brûlants (plus de 37° C), douches chaudes, coup de soleil, sauna, locaux chauffés par le sol, couverture chauffante

- Vêtements : pas de vêtement qui serre

- Réduction de toute surcharge pondérale

- Lutter contre la constipation

 

Le traitement anticoagulant (vu plus haut)

 

La contention élastique :

qui a pour but :

de diminuer la douleur.

de résorber l'oedème.

de diminuer le risque de migration du thrombus.

de favoriser la lyse du thrombus.

de diminuer le risque de syndrome post thrombotique.

 

Il s'agit d'une contention-compression qui est la base incontournable du traitement de la thrombose veineuse profonde.

De plus, elle rend possible la marche.

Elle aide à la résorption de l'oedème, elle limite l'extension du thrombus et surtout elle favorise la résorption du thrombus.

Elle est obtenue par une bande élastique si l'oedème du membre atteint est trop important, puis par un mi-bas pied-genou (chaussette), ou un bas pied-cuisse autofixant, ou enfin un collant.

 

La pression de la contention doit être de 35 mmHg (intervalle 30 - 40) seules certaines marques de contention ont des bas de classe 3 qui appliquent cette pression de 35 mmHg sur la jambe.

Attention !

Pour certaines marques de contention, la classe 3 ne réalise sur la jambe qu'une une pression très inférieure, qui  est de 25 mmHg seulement, et donc inefficace.  

 

Les industriels ont fait d'énormes progrès : elle est maintenant esthétique, agréable à porter, et existe en coton ou synthétique (microfibres). La contention est remboursée à 65 % (plusieurs paires peuvent être prescrites).

 

La marche :

L'immobilisation favorise l'extension de la thrombose veineuse profonde (TVP).

 

Un patient porteur d'une TVP surale doit marcher immédiatement, à la seule condition qu'il porte une contention élastique.

Il en est de même pour une TVP proximale qui s'étend jusqu'au niveau fémoral.

Au-dessus, pour la TVP iliaque, voire ilio-cave, un repos relatif de 24 à 48 h est recommandé, puis la marche est nécessaire, mais avec une contention élastique.

 

Phlébite et femme :

La thrombose veineuse profonde (TVP) touche plus souvent la femme. Contraception, grossesse, allaitement, traitement hormonal... autant de situations qui ont un rapport direct avec la thrombose veineuse profonde.

Contraception :

Toute candidate à la prescription d'un traitement hormonal doit préciser à son médecin s'il existe une hérédité familiale de phlébite ou d'embolie pulmonaire, ou si elle a elle-même présenté déjà un épisode veineux en particulier, TVP ou thrombose veineuse superficielle.

Dans le cas d'un antécédent de TVP documentée, la contraception oestro-progestative est contre-indiquée.

Une contraception orale par progestatif est le plus souvent possible mais à discuter au cas par cas.

La survenue d'une TVP lors de la prise de la pilule impose l'arrêt immédiat de celle-ci.

Il est toutefois conseillé à la patiente de finir le cycle débuté.

On doit demander un bilan complet d'hémostase avant de prescrire la pilule uniquement si la patiente a des antécédents personnels documentés de TVP ou familiaux directs (père, mère, frère , soeur).

Traitement hormonal substitutif :

La survenue d'une TVP lors de la prise d'un traitement hormonal substitutif (prescrit lors de la ménopause) impose l'arrêt immédiat de celui-ci.

Il est conseillé à la patiente de finir le cycle débuté.

Grossesse :

L'apparition d'une TVP lors de la grossesse n'est pas rare.

Le diagnostic est ultrasonique (échographie).

Le traitement par anticoagulation est possible mais par injection d'héparine de bas poids moléculaire (HBPM) et non par anticoagulant oral (AVK). L'utilisation d'un anticoagulant lors de la grossesse n'a pas de conséquence pour le foetus. L

a contention est de rigueur.

Allaitement :

L'injection des HBPM (héparine de bas poids moléculaire) n'est pas contre-indiquée lors de l'allaitement.

Pour les anticoagulants oraux (AVK) : le Préviscan est contre-indiqué, mais pas la Coumadine.

 

 

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Vasculaire des Alpes

 

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